Accompagnée de l’ethnolinguiste directeur honoraire au CNRS, Marie-Paule Ferry,  Anne a rencontré au Sénégal Oriental, à la frontière de la Guinée et du Mali, sept ethnies distinctes : Bedik, Bassari, Dialonké, Diakhanké, Mandigo, Konyagi, Cangin.

Le Sénégal oriental, voisine du Mali et de la Guinée, est riche en populations différentes. Cette région porte encore les traces de l’histoire du grand empire mandingue, des armées de Sundiata qui envahirent cette région. Les témoins en sont les Mandigo, autrefois appelés Malinkés, qu’on retrouve aujourd’hui installés dans leurs enclos, avec leurs maisons de torchis aux toits de paille à quatre pentes. On est confronté également aux Dyaxanke propagateurs de l’islam, ou aux Soninke ou Sarankole grands voyageurs.


De l’autre côté du fleuve Gambie, près des montagnes du Fuuta Jaloo, on se retrouve chez les Fula ou Peuls, aux maisons disparaissant sous un toit de paille en forme d’obus. Ces pasteurs et propagateurs de l’islam, ont mené des guerres de religion pour convertir, avec plus ou moins de résultat, les animistes locaux : Dialonke, Bassari, Bedik, Konyagi.


Toutes ces « tribus » ou groupes sociaux, tirent leur revenu de la terre, ils sont tous d’une manière ou d’une autre, agriculteurs, quelle que soit leur spécialité : vannier, tisserant, boisselier, forgeron ou guérisseur. Chacun de ces groupes est composé de lignées variées et présente un moment d’une histoire complexe. Ils ont chacun leur organisation et leur langue, leurs pratiques, leurs croyances et leurs traditions. Cette diversité est contre balancée par un mode de vie modeste qui uniformise l’ensemble.



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